calvitie-hereditaire

Elle touche environ 30% des caucasiens aux alentours de 30 ans, quasiment la moitié à 50 ans et près de 80% vers 70 ans ! Plus cette calvitie héréditaire survient précocement (avant 20 ans), plus elle a de risque d’être sévère et totale dès 25 à 30 ans.
 Elle se caractérise par une raréfaction des cheveux du sommet du crâne et des tempes, associée ou non à une perte des cheveux sur la pointe du crâne, la fameuse tonsure. Ces parties touchées s’étendent au fil des ans et finissent pas se rejoindre pour une alopécie totale du crâne. Autant dire que cette calvitie est la bête noire des hommes, qui sont prêts à tout pour en retarder l’apparition et en limiter les effets !

Chromosome 20 : un facteur responsable de l’alopécie

On sait depuis longtemps que cette alopécie est héréditaire, et on l’attribuait essentiellement à un dérèglement hormonal de la testostérone qui se transforme en dihydrotestostérone, connue pour accélérer le cycle de vie du cheveu jusqu’à ce que le follicule pileux rétrécisse et devienne inactif.

Mais ce n’est qu’en 2008, lors d’une étude de grande envergure publiée dans Nature Genetics, qu’un lien entre la perte progressive des cheveux après 45 ans et une zone située sur le chromosome 20 a été mis en évidence. Ces gènes situés sur le chromosome 20 peuvent être aussi bien transmis par la mère que par le père. Ces résultats confortent le fait qu’environ 80% des alopécies masculines seraient héréditaires.

Calvitie génétique : un héritage maternel

Ce n’est qu’en 201, lors d’une étude menée à l’université d’Edimbourg en Ecosse, que les chercheurs découvrent plus de 200 sous-groupes de gènes impliqués dans la calvitie, dont une partie sont rattachés au chromosome X, transmis … par la mère !
Cette étude, considérée comme la plus vaste jamais menée sur la calvitie, sur quelques 52 mille hommes, a permis de créer une formule permettant d’évaluer les risques pour un homme de perdre ses cheveux précocement en étudiant son ADN. Le but ? Envisager, dans un futur proche, un traitement pour agir en amont sur les personnes identifiées génétiquement comme ayant de fortes chances d’être touchées par la calvitie.

Les traitements contre la calvitie génétique:

Suite aux études précédemment détaillées, les diagnostics individuels sont encore pour le moment hors de portée.
À l’heure actuelle, il existe deux principaux traitements médicamenteux destinés à limiter l’alopécie androgénétique. Il s’agit d’une part d’une solution de minoxidil, concentrée à 2 ou 5%. Cette solution est à appliquer une à deux fois par jour sur le cuir chevelu pour un résultat visible au bout de 4 à 6 semaines de traitement.
D’autre part, la finastéride par voie orale a également fait ses preuves, en limitant les effets néfastes de la testostérone. Ce second traitement permet de limiter la perte de cheveux sans toutefois avoir d’action sur la repousse, il est donc à prendre le plus précocement possible.

Plus incisif mais aussi plus radicale, la solution chirurgicale de microgreffes permet de bons résultats pour récupérer sa toison.

Par ailleurs, contrairement à de vieilles croyances, le port répété de casquettes, chapeaux ou autres casques, ne favorise pas la perte des cheveux, et les raser régulièrement ne permet pas de les renforcer ou de les densifier. 
De même, on entend parfois dire que les shampoings répétés peuvent favoriser la chute de cheveux, non seulement c’est une idée fausse, mais à contrario, des cheveux trop gras et pas assez lavés peuvent s’asphyxier et tomber plus rapidement !


Très répandue et au coeur de toutes les recherches, la perte de cheveux androgénétique a longtemps été un mystère. Ce n’est que très récemment que les gènes incriminés ont été identifiés, ouvrant la brèche à de potentiels traitements préventifs bien plus efficaces que ceux qui existent déjà !


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